L'Aisne avec DSK

28 août 2008

Les lignes se creusent.

Ces dernières 48 heures, les lignes se sont creusées au PS. On sent que La Rochelle, c'est demain, et qu'après, rien ne sera plus comme avant.

Fabius est de plus en plus isolé. Delanoë a dit mardi dans Le Monde qu'il n'en voulait pas, Hollande non plus, mercredi à Libération. Pour Laurent, sa dernière carte, c'est Aubry.

Entre Moscovici et Hollande, le rapprochement est sérieusement oblitéré par le rejet des primaires de la part du second (Voir Libé), auxquelles tient beaucoup le premier. Mais un fort point commun: "Le choix du premier secrétaire n'est pas le choix du candidat (pour les présidentielles)". Ca ne suffit cependant pas pour se retrouver.

Delanoë, de son côté, prend soin de dire qu'il n'aborde pas maintenant la présidentielle. Je veux bien le croire, mais qu'il le veuille ou non, il est présidentiable, Mosco non, le refusant clairement, se donnant tout entier à la préparation de notre projet. Un présidentiable à la tête du Parti, c'est la guerre avec les autres prétendants, et le travail sur notre programme sacrifié au profit de postures tacticiennes. Bref la cata.

Autre argument de poids en faveur de Mosco, que l'intéressé a mis ce matin en avant sur France-Inter: il est député, Delanoë et Royal ne le sont pas (Aubry non plus). L'épicentre de la vie politique, c'est l'Assemblée Nationale. Si on veut s'opposer efficacement à Sarkozy, il faut y être.

Les strauss-kahniens delanoïstes (Bergounioux, Soulage, Tasca, Richard, Destot...) ont lancé hier un appel à la réunification de la famille social-démocrate autour de... Delanoë. Je ne dis pas non, mais pour l'instant, le bon candidat, la bonne démarche, c'est Mosco.

Enfin, Hollande, toujours dans Libé de mercredi, et Aubry dans L'Express sorti aujourd'hui, sont très clairs à l'égard du NPA de Besancenot: ce n'est pas dans la protestation qu'on peut construire un projet politique. Les socialistes ne doivent donc pas se laisse séduire pas l'extrême gauche. Que toutes les sections puissent suivre cet avis sage, du moins celles qui n'ont pas encore succombé, c'est-à-dire l'écrasante majorité... sauf la mienne, dans les circonstances que vous savez et que je ne me lasserai pas de dénoncer.


Bon après-midi.